Béziers Méditerranée et le Biterrois en Europe
 

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            Béziers Méditerranée et le Biterrois en Europe

Célébrités et notoriétés de Béziers et du Biterrois

 

Sommaire : 


Pierre-Paul Riquet le grand personnage historique de Béziers

Jean-Jacques Dortous de Mairan

Le mécène : Fernand Castelbon de Beauxhostes

Jean Moulin

Le Panthéon des Biterrois célèbres :

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Histoire de Béziers et du Biterrois

 

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Jean Moulin

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Histoire, célébrités et notoriétés de Béziers et du Biterrois
 
Le Panthéon des Biterrois célèbres (suite)
David d’Angers
Edouard-Jean Barthes L'abbé Bertholon Les Bonsi
Les docteurs Bourguet Pierre Brousse Jean-Marie Cordier Gaston Cugnenc
Léopold Dauphin Joseph-Valentin Duc Pierre Étienne Simon Duchartre Jacques Esprit
Auguste Fabregat Jules Faigt Gustave Fayet Edgar Faure
Pierre Flourens Père Jean Gailhac Pierre Gaveaux Guibal-Laconquié
Raoul Guiraud, peintre biterrois Antonin Injalbert Georges Izard Charles Labor
Louis Laferre Jean Magrou Louis Malbosc

L’abbé Martin

Alphonse Mas

L’abbé Meyneau

Général Pierre André Miquel Les Montmorency
Yves Nat Général Antoine Pailhès Paul Pelisson-Fontanier Jean-Jacques Perret
L'abbé Raynal Saint Aphrodise Les Trencavel Jacques Vanière
Jean Pons Guillaume Viennet      

 

 

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Index général


Guibal-Laconquié


        
Guibal-Laconquié est un ingénieur du XVIIIe siècle. Il conçut le premier l’idée d’une machine puisant l’eau de l’Orb et de résoudre les problèmes en eau de la ville.

         Les membres de sa famille, les de Guibal, s’illustrèrent dans les domaines de la magistrature, des lettres, de la technique et de la musique, tels Jean de Guibal, juge mage de la sénéchaussée de Béziers, Étienne Guibal, consul de Béziers, Guillaume Guibal, historien.

         On décèle la présence à Béziers à partir du présidial de véritables dynasties qui y furent à la tête. Dans le domaine des finances, les Guibal, et les Sartre siégèrent à la Cour des comptes, aides et finances de Montpellier, les Gineste surent avoir une place dans la robe et la monnaie à Paris, à Amiens et à Bordeaux. Tandis que la famille Sartre, originaire de Béziers, acquit une grande notoriété par l’importance des charges, son rôle financier et sa fortune colossale.

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Antonin Injalbert


        
Antonin Injalbert (1845-1933), sculpteur biterrois, fils d’un tailleur de pierre et entrepreneur de maçonnerie. eut pour maître le sculpteur ornemaniste Paul. En 1861, Injalbert est tâcheron chez un ornemaniste, Paul Théodore, qui lui fait suivre par la suite des cours de dessin. Il réussit l'entrée à l'école des Beaux Arts et la ville de Béziers lui alloue en 1867 une pension qui est complétée plus tard par le Conseil Général de L'Hérault. En 1874, il reçut le Grand Prix de Rome avec « La douleur d'Orphée ». Resté huit ans à Rome, il y produisit trois œuvres remarquables la Tentation, le Christ en croix et le Titan.

         Professeur de sculpture à l’école des Beaux-Arts; il fut un artiste fécond composant des allégories, des faunes, des satyres, des scènes bacchiques, des portraits de commande d’une grâce légère et sensuelle. On lui doit aussi un buste de Marianne (1889), les quatre statues qui ornent les piles du pont Mirabeau de Paris (La Ville de Paris, La Navigation, Le Commerce et L'Abondance), les trois statues qui ornent le pont de Bir-Hakeim (Le Génie dominant le monde, L'Électricité et Le Commerce), ainsi que L'Amour préside à l'hymen.

         La ville de Pézenas (Hérault) lui a commandé le monument de Molière (1897). Le buste de Molière est entouré d'une soubrette, figurée par la Lucette de Monsieur de Pourceaugnac, représentant la comédie, et d'un satyre représentant la satire sur la face arrière, avec les masques des comédiens Coquelin cadet et Jeanne Ludwig de la Comédie-Française.

         La plupart de ses œuvres se trouvent au musée Fayet à Béziers (donation du fond de son atelier par sa veuve en 1934) et à la villa Antonine, où il avait son atelier On trouve dans le Plateau des Poètes La Fontaine du Titan ainsi que le Monument aux Morts.

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Georges Izard

         Né à Abeilhan le 17 juin 1903, Georges Izard est le fils d’un instituteur, directeur d’école à Abeilhan puis à Béziers. Jeune lycéen brillant et prometteur, il poursuit des études de lettres supérieures au lycée Louis-le-Grand, où il côtoie Jean-Paul Sartre et lie des amitiés déterminantes pour son évolution et son parcours avec Pierre-Henri Simon, André Deléage et Louis Emile Galey. Il échoue en 1922 au concours de l'École normale supérieure. Il poursuit des études universitaires en philosophie et obtient une licence de droit. Entré progressivement dans l’intimité de la famille Daniélou, il est nommé au cabinet de Charles Daniélou, député et plusieurs fois ministre. En1929, il épouse Catherine Daniélou, la fille de son ministre, sœur du Cardinal Daniélou.

         Intellectuel engagé dans le « non-conformisme », convaincu de l’urgence de l’action dans un monde en décomposition et de la nécessité d’innover, de faire du neuf et de dépasser les philosophies et les doctrines traditionnelles, il fonde avec Emmanuel Mounier la revue Esprit. Inscrit au barreau de la cour d'appel de Paris en 1932, dont il devint, l'année suivante, secrétaire de la conférence du stage, il rejoint le Parti Frontiste de Gaston Bergery, dont il dirige un temps l'hebdomadaire La Flèche. Le Parti Frontiste, devenu le Front Social reprend l’objectif d’accélérer le rapprochement de la gauche sur la base de l’antifascisme. Élu en 1936 député de Meurthe-et-Moselle, Georges Izard, choisit en 1937 d'adhérer à la SFIO.

         En 1940, engagé volontaire, il est fait prisonnier de guerre. Libéré pour raison de santé, il rejoint la résistance au sein de l'OCM (Organisation civile et militaire) dont il sera le secrétaire général de 1945 à 1948. Dès novembre 1944, il est membre de l'Assemblée consultative provisoire puis de l'assemblée constituante. A la Libération, il participe à la Libération à la création de l'UDSR, dont il fut secrétaire général, avant de devenir président du Mouvement démocratique et socialiste pour les États-Unis d'Europe.

         À la fin des années 40, Georges Izard s'éloigne de la politique pour effectuer son retour au barreau, où son nom allait être associé à la défense de grandes affaires : Kravchenko contre Les Lettres françaises, Claudel contre Maurras, le bey de Tunis et le sultan du Maroc, dont il défend les intérêts lors des crises de décolonisation. Auteur de plusieurs essais, Georges Izard est élu à l'Académie française le 11 février 1971. Il décède le 20 septembre 1973.

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Charles Labor

        
Charles Labor (1813-1900) est un peintre paysagiste biterrois dont le style subit l’influence de l’école de Barbizon. Un certain nombre de ses œuvres dont la toile représentant le marché de la place Saint-Félix sont exposées au musée de Béziers. Secrétaire et ami de Lamartine, il se laissa dans sa jeunesse tenter par la littérature et écrivit un roman, Margerite. Dès 1837, il devint membre de la Société archéologique. Il fonda en 1859 le musée des Beaux-Arts de Béziers dont il fut le premier conservateur.
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Louis Laferre

        
Louis Laferre (1861-1929) député radical-socialiste de Béziers, l’un des principaux leaders nationaux du parti républicain-radical et radical-socialiste qui se crée en 1901.
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Jean Magrou


        
Jean-Marie Joseph Magrou (1869-1945) manifesta très tôt des dispositions pour la sculpture. Elève de Thomas et Injalbert, il subit leur influence. Il fut médaille d’or de sculpture.

         Plusieurs de ses œuvres sont conservées à Béziers dont le Faune réveillé par les nymphes, Orphée du Musée, Christ du cimetière vieux, des bustes de commande et des décorations de façades.

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Louis Malbosc


         Le parcours de Louis Malbosc est celui d’un instituteur public enseignant dans divers villages du Biterrois, puis à Béziers, successivement aux écoles Voltaire, Arago puis Mairan. Un fervent républicain correspondant du Petit Méridional, journal quotidien héraultais d'obédience radicale et radicale socialiste qui comptait beaucoup de francs-maçons parmi ses lecteurs.

         Il enseignait à l’école Mairan lorsque la seconde guerre mondiale éclata. Il faisait partie de la grande famille des hussards noirs de la IIIe République qui estimaient avoir reçu la mission d’instruire la population française, de lui transmettre les valeurs de la République et en premier lieu, le civisme c’est-à-dire le respect de la nation, de la République, de ses lois, l’affirmation d’une conscience citoyenne, impliquant la connaissance des droits et des devoirs de chacun vis à vis de la société. Instituteur apprécié et aimé de ses élèves, il exerçait par sa valeur morale et son exemple une influence profonde. Il fut pour chacun d’entre eux le maître que l’on vénère et dont on se souvient avec émotion et quelquefois dévotion. Certains d’entre eux marqués pour la vie, suivant son exemple, surent après la défaite s’engager dans la Résistance. Huit d’entre eux donnèrent leur vie pour une France Libre.

         Instituteur laïque, Louis Malbosc était comme beaucoup d’enseignants franc-maçon et plus précisément vénérable de la Réunion des Amis Choisis, une loge du Grand Orient de France, obédience de la Franc-maçonnerie bien implantée à Béziers. A ce titre il fut révoqué par le régime de Vichy en 1941. Entré dans la Résistance, il prit la tête du réseau de renseignement Alliances. Il fut arrêté le 1er février 1944 par la gestapo, déporté à Karlsruhe, torturé et fusillé le 1er avril de la même année.

         Une plaque honore la mémoire de Louis Malbosc à l’école Mairan où il enseigna pendant plus de vingt ans. Une rue de Béziers porte son nom depuis 1960.

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Alphonse Mas

        
Alphonse Mas (1850-1931) né à Maraussan et avoué près du tribunal de première instance de Béziers. Maire de Béziers de 1888 à 1899 puis de 1901 à 1904. Conseiler Général en 1886, député de l’Hérault en 1890 et 1893. Il contribua à l’embellissement de la ville et à l’aménagement de grandes artères dont la rue qui porte son nom.
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Général Pierre André Miquel

        
Pierre André Miquel (1762-1819) fils d’un aubergiste est né à Béziers au n° 11 de la rue qui porte actuellement son nom. Il s’engagea à seize ans dans le 56e régiment. Il fit partie de l’armée de sambre et Meuse où il se conduisit en héros. Il se distingua pendant la campagne d’Italie. Napoléon le nomma génaral de brigade à 41 ans et le décora de sa propre légion d’honneur. Baron de l’empire, il reçut une dotation à Erführt avant d’être mis à la retraite en 1812 pour des raisons de santé.
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Les Montmorency


L’origine des Montmorency

         Les Montmorency, barons de l’Île de France, sont à l’origine de petits seigneurs, les Bouchard (première mention en 958), ayant tissé avec Hugues de France un lien vassalique très fort qui ne sera jamais trahi ni renié et qui se traduira par la proximité avec le roi et le service au souverain. Une famille qui exercera des charges importantes : chambrier, bouteiller, maréchal, amiral, connétable, gouverneur du Languedoc. Sa fidélité au roi et son génie des alliances matrimoniales lui valut de nombreuses possessions en Île de France, en Normandie, en Bretagne Anjou, en Angoumois, dans le centre de la France.

Les principaux représentants de la Maison de Montmorency

         Parmi les principaux représentants de la Maison de Montmorency, on peut distinguer Anne de Montmorency (1492-1567), qui fut le grand homme de la dynastie. Filleul de la reine Anne de Bretagne, qui lui donne son prénom et élevé au château d'Amboise avec le futur roi de France François Ier, sa longévité de vie lui permit de servir plusieurs rois et d’accéder à des charges importantes : maréchal, grand maître de France, gouverneur du Languedoc, connétable, duc de Montmorency, lui donnant ainsi l’occasion de jouer un rôle politique et militaire de premier plan.

         Henri Ier de Montmorency, seigneur de Damville, est gouverneur du Languedoc en 1563. A ce titre, politique, il navigue entre catholiques et huguenots et se soucie surtout d’être le maître en Languedoc. Après l’édit d’Amboise en 1563 qui mit un terme aux guerres civiles, l’intervention des troupes de Montmorency-Damville mit fin à l’emprise des huguenots de Béziers. La ville, redevenue alors en majorité catholique, toléra les huguenots qui pratiquèrent en privé et sans ostentation. En 1570, Henri de Montmorency, gouverneur catholique du Languedoc, constitua le Tiers-Parti et s’efforça de réaliser la tolérance dans la province. N’hésitant pas à assiéger les huguenots à Sommières, il conclut finalement des trêves et décida de respecter le bloc des Cévennes constitué de quatre-vingts villages fortifiés d’où la messe avait disparu. Le roi jugea alors cette tolérance suspecte et en 1574, limogea le gouverneur. Dès lors, compte tenu de sa position stratégique, Béziers devint un enjeu entre l’est du Languedoc entre les mains des réformés et l’ouest aux mains des papistes, entre les Montmorency et les Joyeuses qui la convoitent et qui visent à travers elle la conquête et le gouvernement du Languedoc.

         De 1574 à 1576, le jugeant trop ouvertement allié aux protestants, la ville se refuse à Montmorency-Damville. En 1575, répliquant à l’embuscade tendue par le catholique Thémines, les troupes de Montmorency font périr deux cents Biterrois surpris dans la plaine de Garissou. Cependant, dès 1576, la ville lui ouvre ses portes et scelle l’accord qui va la lier avec la maison de Montmorency pour un demi-siècle. Nul ne résistant plus, il accorde le libre culte aux protestants, sans que le nouvel évêque ne s’y oppose.

Henri II de Montmorency

         Henri II de Montmorency né le 30 avril 1595 au château de Chantilly est le fils d’Henri Ier de Montmorency. Filleul du roi de France Henri IV, il fut amiral de France à 17 ans, vice-roi de la Nouvelle-France et gouverneur du Languedoc. Il est l’époux de Marie-Félicie des Ursins. Il participa aux guerres contre les protestants et battit la flotte de Benjamin de Rohan, duc de Soubise devant La Rochelle en 1625.

         Depuis les troubles religieux, les Biterrois avaient mesuré l’honneur et les avantages qu’ils pouvaient retirer de l’alliance avec les Montmorency, tout en tissant avec eux des liens de popularité et d’affection. Capitale des Montmorency depuis deux générations, la ville en confortait sa situation politique et en retirait du prestige. D’où sa conduite particulière qui avait fait alterner la fidélité à l’ordre royal et sa contestation. Une contestation toute relative tempérée par le loyalisme indéfectible des Bonsi. Par fidélité au roi, Henri II avait joué jusqu’en 1632 le jeu de la monarchie cherchant à apaiser le mécontentement né de la mise en place des Elus par l’Edit de Nîmes, de la fusion de la cour des Aydes et de la cour des comptes, de l’opposition aux réformes des Etats, et des nobles, ecclésiastiques, grands bourgeois, oligarchies urbaines qui craignaient pour leur intérêt.

         Brusquement, le 22 juillet 1632, le gouverneur Henri II change d’attitude poussant les États qui n’avaient jusque là pensé qu’à une grève de l’impôt à une véritable guerre civile, une séparation du reste du royaume. Il intrigue avec le frère du roi, Gaston d'Orléans, héritier présomptif de la couronne jusqu’en 1638, année où Louis XIII eut un fils, qui le convainquit de soulever le Languedoc dans une révolte ouverte dont le but était la ruine du cardinal de Richelieu. C’est à Béziers que Gaston d’Orléans expédia ses maigres troupes levées aux Pays-Bas. C’est de Béziers que Montmorency partit en campagne avec de maigres troupes et sans appuis véritables. Il partit en campagne le 1er septembre 1632, non sans que Jacquette de Bachelier lui ait prédit : « Monseigneur, si vous passez l’Orb, vous êtes perdu. » Capturé les armes à la main au combat de Castelnaudary par Schomberg (1632), il fut, malgré de nombreuses interventions en sa faveur, notamment celles du pape et de Charles Ier d'Angleterre condamné à mort par raison d’État et décapité à Toulouse.

         Conséquence de la révolte du Duc de Montmorency, dès le 12 octobre 1632, ultime reconnaissance de l’importance politique de la ville, l’édit de Béziers qui limite les privilèges de la province est signé dans l’église des Augustins. Le roi, la reine, deux cardinaux, dont Richelieu, le conseil royal, quatre maréchaux de France, trois secrétaires d’État, le surintendant des finances sont présents. La grande pompe qui entoure cette signature souligne d’une manière symbolique la toute puissance du pouvoir royal, l’évolution vers la monarchie absolue et vers un état moderne.

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Yves Nat


        
Yves Nat (1890-1956), pianiste français né à Béziers. Enfant prodige, il étudia dans la classe de Louis Diémer au Conservatoire de Paris. Il obtint un premier prix de piano en 1907. Sa présence sonore subjuguait le public et l'entraîna malgré lui dans le tourbillon d'une carrière de concertiste. Son répertoire se consacrait essentiellement à la Musique Romantique : Schubert, Schumann, Brahms.

         A partir de 1935 il est nommé professeur au Conservatoire de Paris, et interrompit sa carrière pour se consacrer à l'enseignement. Dans les années 1950, il enregistra l'intégrale des 32 sonates de piano de Beethoven, et quasiment tout Schumann, pour lequel il avait une prédilection.

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Général Antoine Pailhès


        
Antoine Pailhès (1779-1844), fils d’un tonnelier de la rue qui porte son nom à Béziers et apprenti imprimeur. Il s’engagea à quatorze ans dans la compagnie de la Tour d’Auvergne. Le jeune Paillhès fut un des quatre sous-officiers qui se précipitèrent dans le marais, à la droite du pont d'Arcole, pour sauver Napoléon Bonaparte, qui y avait été renversé. Il fit les campagnes d'Italie et d'Égypte, il participa à la bataille d'Austerlitz où il gagna lee grade de lieutenant et passa dans la Garde impériale. Il se distingua et combattit a en Allemagne, en Espagne et en Russie. Sur la route de Kalouga à Smolensk, il se signala par un trait d’audace : dans une attaque de nuit, il passa avec 2,600 hommes de la Garde sur le ventre d'un corps russe de 23 000 hommes.

         En 1814, à la Restauration, le colonel Paillhès fut renvoyé en demi-solde et mis sous la surveillance de la haute police. Au débarquement de l’empereur il alla à sa rencontre jusqu'à Sens et revint à Paris avec lui. Nommé colonel du 3e tirailleurs de la Garde, il combattit à la bataille de Waterloo, prit et reprit plusieurs fois le village de Plan-chenois, et abandonna le dernier le champ de bataille.

         Le colonel Paillhès refusa de signer la capitulation de Paris; il voulait qu'on arrêtât Fouché, Davout et qu'on se battît : la majorité s'y opposa. Il prépara avec Excelmans, Chastel derrière la Loire une insurrection mais la majorité encore la fit avorter. Le jour que Ney fut fusillé, Paillhès soupçonné d’avoir comme ayant conçu le projet d’enlever, si on conduisait le maréchal à Grenelle fut arrêté. Mais on le libéra , faute de preuves, tout en l'exilant deux ans de Paris.

         Après les événements de juillet, auxquels il prit part, il fut nommé au commandement de l'École militaire. Fait maréchal de camp, il fut appelé au commandement de la subdivision militaire de l'Aube avant de se retirer à saint-Germain.

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Paul Pelisson-Fontanier


        
Paul Pelisson-Fontanier (1624-1693) est né à Béziers au n°6 de la rue qui porte son nom, d’une famille protestante en renom. Sa mère, Jeanne Fontanier était la fille d’un secrétaire du roi Henri IV. Sa famille quitte Béziers en 1629. Très tôt orphelin de père, il fait de brillantes études. D’intelligence précoce, il reçoit le titre de bachelier es Arts à treize ans, il étudie le droit à Toulouse puis à Paris. Il débute comme avocat à castres où il fonde l’Académie castraise.

         Bien qu’il ait été défiguré par la petite vérole qui lui laissa une laideur demeurée célèbre par le mot de Mme de Sévigné qui affirmait qu’il abusait « de la permission qu’ont les hommes d’être laids », il fréquenta assidûment la cour et achéta en 1650 une charge de secrétaire du roi. En 1653, il devint membre de l’Académie Française dont il avait écrit l’histoire.

         Secrétaire de Nicolas Fouquet, il fut embastillé en 1661 suite à la disgrâce de son maître. Il resta incarcéré quatre ans, ayant refusé de renier Fouquet et rédigé un Discours au roi, par un de ses fidèles sujets sur le procès de M. de Fouquet puis Seconde défense de M. Fouquet en sa faveur. Libéré en 1666, il devint historiographe du roi. Son abjuration en 1670 lui obtint de riches bénéfices ecclésiastiques et devint abbé de Bénévent dans la Marche.

         Il mit tout son zèle à susciter des conversions parmi ses anciens corréligionnaires et créa à cet effet la « caisse de conversions » destinée ) récompenser les protestants convertis par l’octroi de pensions, d’honneurs ou de brevets.

         Il apparaît dans les romans de son amie intime Madeleine de Scudéry sous les traits de Herminius et d’Acante. Il était également lié au cousin de Madame de Sévigné, Bussy-Rabutin, qui a dit de lui qu’il était « encore plus honnête homme que bel esprit. » Voltaire l’a décrit comme un « poète médiocre, à la vérité, mais homme très savant et très éloquent.

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Jean-Jacques Perret


        
Jean-Jacques Perret (1730-1784) fils d'un coutelier est né à Béziers. Parti à douze à douze ans faire son tour de France de compagnon, il fut admis, à Paris dans l'un des principaux ateliers de coutellerie. Il se spécialisa dans les instruments de chirurgie et étudia même l'anatomie, sans suivre les conseils de Lecat qui voyait en lui un futur chirurgien. Il devint prévôt des couteliers de Paris.

         Il inventa le rasoir à rabot et un instrument destiné à sectionner la cornée dans l'opération de la cataracte. Il améliora le procédé de polissage de l'acier et reçut les éloges de l'académie des sciences en 1769.

         Il a publié quelques écrits : la pogonotomie, ou l'art d'apprendre à se raser soi-même, l'art du coutelier, mémoire sur l'acier. Il fut membre de l’académie de béziers.

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Saint Aphrodise

        
Les Biterrois tiennent beaucoup aux origines mythiques du christianisme dans leur cité. La légende de Saint Aphrodise est célèbre, venu d’Egypte, sur son chameau, c’est un saint martyr, décapité, dont la tête jetée au fond d’un puits, remonta sous l’effet de l’eau du puits, ce qui permit à Saint Aphrodise de s’en saisir et de la porter sur sa poitrine jusqu’au lieu de sa sépulture. Elle sous tend une affirmation : Béziers est l’une des premières villes à s’être convertie au christianisme et c’est le tout premier des apôtres du Christ (d’après la légende, en Egypte où Joseph et Marie s’étaient réfugiés, dès la naissance de Jésus, Aphrodise reconnut sa divinité). Elle témoigne toutefois, et bien que Béziers n’ait pas été une ville cosmopolite, la permanence de liens avec l‘Orient.
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Les Trencavel


        
Les vicomtes de Béziers, par une politique habile d’héritage et d’alliance, constituent une vicomté originale, dont le territoire s’élargit à partir de Béziers et Agde à la comté de Carcassonne, aux vicomtés d’Albi et de Nîmes. Ainsi s’esquisse, sous l’autorité des vicomtes de Trencavel, un territoire languedocien dont Béziers est le centre, occupant au carrefour de l’Aquitaine, de la Catalogne et de la Provence, une vocation stratégique qui lui permet de jouer habilement de ses relations avec les maisons de Toulouse, d’Aragon et de Barcelone pour nouer une politique d’alliances lui permettant d’affirmer une autonomie de plus en plus grande.

         Jouant habilement de ses relations géographiques avec le bassin d’Aquitaine et le Midi méditerranéen, la vicomté et à travers elle le Languedoc qu’elle contribue à structurer doit son unité à sa fidélité au droit romain et écrit, à l’usage de ses dialectes dérivés du latin classique et en particulier à l’usage de la langue d’oc, à la permanence de ses structures agraires et de ses pratiques culturales, à l’importance de son semis urbain, hérité de l’époque romaine, à la vigueur de sa vie municipale, stimulée par l’apparition des premiers consulats vers 1130, au raffinement de sa vie intellectuelle, animée par les troubadours.

         La lignée des Trencavel :
         Raimond Bernard surnommé Trencavel vicomte d’Albi et de Nîmes, devenu par son mariage avec la fille du vicomte Roger, comte de Carcassonne et du Razès et vicomte de Béziers et d’Agde.
         Bernard Aton participa à la première croisade en terre sainte.
         Raimond Trencavel, rival du comte de Toulouse. Fut assassiné par les bourgeois de Béziers, à l’église de la Madeleine.
         Roger : punit cruellement la ville en vengeant son père Raymond.
         Raimond Roger livra une résistance désespérée aux croisés luttant contre l’hérésie Cathare. En juillet 1209, la ville de Béziers acquit une terrible célébrité. La croisade contre les Albigeois et le refus des Biterrois de livrer à l’armée des croisés, conduite par les légats pontificaux, les quelques deux cents Cathares de la ville, entraînaient le massacre des biterrois dont il ne faut cependant pas exagérer l’ampleur et le sac de la ville étaient racontés par les chroniques de toute l'Europe. Pour la première fois en Occident, le droit des gens était bafoué et ce par l'Église, au nom de l'orthodoxie et de la foi. Réfugié à Carcassonne, Raimond Roger se rendit, ses biens passèrent aux mains de Simon de Montfort. Emprisonné dans la prison deCarcassonne, Raimond Roger mourut empoisonné.
         Raimond : malgré une tentative pour récupérer ses biens, il dut céder au roi de France toutes ses possessions.

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Jacques Vanière


        
Jacques Vanière (1664-1739) né à Causses dans l’Hérault, de Jean de Vanière, seigneur du Castelet et de Jeanne de Tournai de Celeiran, fit ses études au collège des Jésuites de Béziers et entra dans les ordres en 1680. Après avoir passé les deux années de son noviciat à Béziers, il fut nommé à Tournon puis à Toulouse. Son buste exécuté par David d’Angers est actuellement placé dans un écrin de verdure au jardin des Évêques.

         Il fut professeur de philosophie à Montpellier puis à Toulouse dans un collège dont il devint le directeur. Vivant en communion avec la nature, il la célébra dans son ouvrage le Proedium rusticus inspiré des Géorgiques. Il fut considéré comme le « Virgile français ».

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Jean Pons Guillaume Viennet


        Jean Pons Guillaume Viennet (1777-1868) est le fils d’un député biterrois à la Convention, Jacques Joseph Viennet. Lieutenant de marine, il fut fait prisonnier en Angleterre et retourna à Béziers après sa libération. Il reprit du service actif et participa aux campagnes de l’Empire, il fut fait prisonnier à Leipzic. Rayé des cadres de l’armée à la Restauration, il devint rédacteur au journal Le Constitutionnel. Il fut député de Béziers de 1827 à 1837 et siégea avec l’opposition parlementaire de gauche prenant position contre les Bourbons et pour la séparation de l’Église et de l’État. Jouant un rôle déterminant dans la proclamation du duc d’Orléans, Louis-Philippe, comme lieutenant général du royaume, il se rallia à la Monarchie de Juillet et fut élevé à la dignité de Pair de France, sans pouvoir accéder à la fonction de ministre comme son rôle en 1830 aurait pu le faire penser. La Révolution de 1848 le contraignit à se retirer de la vie politique.

        Homme de lettres, il composa des épîtres, des tragédies, des poèmes épiques, des comédies, des fables et aborda le roman, la poésie et l’autobiographie. L'Académie française lui ouvrit ses portes le 18 novembre 1830. Admirateur sans partage des classiques du XVIIe et du XVIIe siècles, il y fut dans son sein un des chefs les plus opiniâtres de la résistance absolue aux tentatives du romantisme. Ecrivain non dépourvu de talent, ayant fait un mauvais choix esthétique, à l’opposé des orientations littéraires du XIXesiècle, Viennet, à la fin de sa vie ne se faisait guère d’illusion sur la postérité de son œuvre. Il reste le mémorialiste, de grande valeur.

        Membre de la franc-maçonnerie, il fut le grand maître du rite écossais et sut pendant le second empire préserver l’indépendance des loges.

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Un électricien du XVIIIe siècle, l'abbé Bertholon


       
Né en 1741 à Lyon, Pierre Bertholon, prêtre de Saint Lazare, fit toute sa carrière à Béziers où il enseigna la théologie au séminaire avant d’en devenir le directeur. Membre des Académies des Sciences de Montpellier, de Béziers, titulaire de la chaire de Physique expérimentale des États généraux de Languedoc à Montpellier, l’abbé Bertholon est de nos jours un illustre inconnu. Membre d'une douzaine d'académies provinciales et étrangères, leur présentant des mémoires qui étaient souvent couronnés, il publia trois ouvrages qui furent traduits dans plusieurs langues et fondèrent sa célébrité : De l'électricité du corps humain dans l'état de santé et de maladie (1780 et 1786) ; De l'électricité des végétaux (1783) ; De l'électricité des météores (1787), ce qui lui valut d’être fort célèbre en son temps.

         Après le XVIIe siècle, le XVIIIe constitue un tournant historique pour la découverte de l’électricité. En 1733, l'intendant Du Fay, examinant l'attraction et la répulsion de corps électrisés par frottement, distingue une électricité positive et une électricité négative (électricité résineuse, électricité vitreuse). En 1752, Benjamin Franklin démontre que la foudre est un phénomène dû à l'électricité et invente le paratonnerre pour s'en protéger. En 1785, Charles de Coulomb présente un deuxième mémoire à l'Académie des sciences, dans lequel il expose la loi selon laquelle les corps chargés électriquement interagissent. Les recherches se focalisent sur les phénomènes électrostatiques et les premières expérimentations concrètes conduisent à la production d'électricité par des machines à frottement. Les connaissances concernant les propriétés chimiques, calorifiques et lumineuses du courant électrique se précisent.

         La seconde moitié du XVIIIe siècle - le siècle des Lumières - se passionna pour l'électricité naissante. L'abbé Pierre Bertholon fut l’un des acteurs représentatifs de cette effervescence intellectuelle en publiant les trois ouvrages majeurs déjà cités. Il participa à la construction des premiers paratonnerres à Lyon et à Paris et prit une part active au fameux «procès du paratonnerre» à Arras, que gagna le jeune avocat Robespierre. Ses théories sur l'électricité médicale furent critiquées par Marat, mais Galvani lui emprunta l'expression «électricité animale». Partisan de l'origine électrique des tremblements de terre, il proposa des «para-tremblements de terre», paratonnerres inversés.

         Auteur de mémoires couronnés par plusieurs de ces académies et de nombreuses communications au journal de physique, l'abbé Bertholon était considéré comme une autorité et entretenait une correspondance avec les plus grands savants de son époque. Sa biographie scientifique et sa correspondance montrent qu’il faisait partie de la « République des lettres » de la fin du XVIIIe siècle. L’éclectisme de sa curiosité et de sa recherche dans des domaines aussi divers que les questions scientifiques, médicales et sociales. l‘ont conduit à publier un mémoire qui a remporté le prix de la Société royale des sciences de Montpellier en 1780 : Déterminer par un moyen fixe, simple et à la portée de tout cultivateur, le moment auquel le vin en fermentation dans la cuve aura acquis toute la force et toute la qualité dont il est susceptible, 1781, l’ouvrage De la Salubrité de l'air des villes et en particulier des moyens de la procurer, couronné par l'Académie de Lyon, 1786, le mémoire De la Taille de la vigne, qui a remporté le prix de l'Académie de Montauban, 1788. L'abbé Bertholon s'intéressait aussi à l'agronomie, à la salubrité publique et publia un mémoire sur les manufactures de Lyon, petit traité d'économie libérale.

         A travers son parcours et ses publications, on peut mesurer combien les académies de province ont pu se révéler des lieux d’intérêt pour la science et qu’elles ont pu permettre l’émergence de physiciens, d’honnêtes artisans de la science de l’époque qui ont pu contribuer aux progrès des lumières.

         En savoir plus : L'abbé Bertholon : Un électricien des Lumières en province, un ouvrage de Jean-Paul Poirier éditions Hermann.

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Pierre Brousse


         Pierre Brousse est né à Limoges le 30 novembre 1926. Il fait partie de ces néo-Biterrois qui s’attachent à la ville de Béziers et au Biterrois et s’efforcent d’assurer leur développement. Il est élu maire de Béziers lors du scrutin organisé à la suite de la disparition accidentelle en septembre 1967 d’Emile Claparède, sénateur-maire de Béziers à qui il succède. Il présidera aux destinées de la cité biterroise jusqu'en 1977. Il succède également à Émile Claparède dans le premier canton de Béziers en octobre 1967 et siège au Conseil général de l'Hérault jusqu'en mars 1982. Il se présente ensuite, le 22 septembre 1968, à l'élection sénatoriale partielle organisée dans l'Hérault pour pourvoir le siège d'Émile Claparède laissé vacant après son décès. Il y est élu et siègera au Sénat jusqu’en 1976. Deux influences déterminantes l’auront conduit au fauteuil de maire de Béziers : son appartenance à la franc-maçonnerie, son adhésion au parti radical et le rôle important qu’il y jouait.

         C’est alors pour Béziers, dès 1965, le temps de la planification et de la programmation. La ville prend en main la conduite de l’urbanisation. Poursuivant l’action de la municipalité Claparède, Pierre Brousse se donne pour objectif de limiter les dégâts en centre ville et de maîtriser le développement vers l’Est. Dans cette perspective, il perçoit tout l’intérêt d’un outil que la municipalité Claparède vient de créer, la SEBLI, (dont la vocation est de réaliser pour le compte des collectivités locales des équipements qui concourent au développement régional) qu’il saura bien utiliser pour conduire les aménagements et un contrat de plan pour la cité, de même que pour la réalisation de la station du Cap d'Agde dans le cadre du plan Racine.

         Nouvelles orientations urbanistiques au cours des années soixante, les activités industrielles occasionnant des nuisances, les grossistes et les abattoirs se replient vers la zone industrielle. Pierre Brousse étend alors le péri centre préfigurant ainsi le centre multipolaire d’aujourd’hui. En 1977, la ville souscrit le contrat ville moyenne. Après le temps des grands ensembles péri-urbains, des ZUP, et des grandes opérations d’urbanisme, la cité multiplie ses interventions sur les quartiers anciens, s’appuyant sur un patrimoine architectural en apparence délaissé mais vite retrouvé, à travers les secteurs sauvegardés, le contrat ville moyenne, les travaux des A.R.I.M.

         Pierre Brousse met en place à Béziers avec les communes de l’aire Biterroise un groupe de réflexion concernant le regroupement des communes dans le Grand Béziers. Engagement visionnaire qui préfigure l’actuelle communauté Béziers Méditerranée. On lui doit en outre, le C I D O (Centre International de Documentation Occitane), devenu le CIRDÒC, la politique d’équipements sportifs dans la ville et la féria de Béziers initiées par Jules Faigt et qu’il soutient.

         Au Sénat, Pierre Brousse intervient souvent sur des sujets qui intéressent directement Béziers et la région. Il se rallie à la majorité présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing. Il est ensuite nommé ministre du Commerce et de l'Artisanat dans le gouvernement de Raymond Barre le 27 août 1976. Battu à Béziers aux élections municipales du 20 mars 1977 par le communiste Paul Balmigère, il quitte son ministère le 29 mars 1977. Nommé conseiller d'État en service ordinaire en juillet 1977, il se représente sans succès aux élections sénatoriales dans l'Hérault le 28 septembre 1980. Il s'éteint le 30 juillet 1992, à Paris, dans sa soixante-sixième année.

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Gustave Fayet


        
Gustave Fayet (1865 -1925) naît à Béziers le 20 mai 1865 dans une famille de propriétaires viticoles alors que débute l’âge d’or de Béziers qui se caractérise par un développement économique vertigineux, une grande prospérité, un goût de la fête et de la musique qui permirent l’aventure lyrique du mécène Castelbon de Beauxhostes. Son attirance pour la peinture, son goût artistique et ses premiers apprentissages de peintre se développent au sein même de sa famille auprès de son père, Gabriel Fayet, et de son oncle, Léon Fayet, tous deux admirateurs de Daubigny, Adolphe Monticelli, et Camille Corot.


         Par l’intermédiaire de Maurice Fabre, propriétaire viticole et grand collectionneur, il entre en relation et en amitié avec George-Daniel de Monfreid, peintre et collectionneur d'art français, l'ami de nombreux artistes et poètes dont Verlaine et surtout Gauguin. Sur les conseils éclairés de son ami, Gustave Fayet devient l'un des premiers collectionneurs des œuvres de Gauguin et son mécène qui soutient par ses mandats un Gauguin malade et désespéré au bout du monde. Il acquiert et possède alors des œuvres de Degas, Manet, Monet, Pissarro et surtout Odilon Redon. Il enrichit sa collection des œuvres de Cézane, Matisse, Montfreid, Puvis de Chavannes, Fantin-Latour, Sisley, Picasso, Van Gogh dont il possèdera les Bohémiens, le Jardin de Daubigny et l’Autoportrait à l'oreille bandée et à la pipe. Curieux et éclectique dans ses choix, sur la fin de sa vie, Fayet développe aussi un goût pour les arts d'Extrême-Orient (bouddhas, art chinois et japonais), si bien qu’on peut le considérer comme le plus grand collectionneur du XXe siècle.


         Pour une fois dans l'histoire de l'art, grâce à Castelbon de Beauxhostes pour le spectacle lyrique et à Gustave Fayet pour la peinture, Béziers et la province précèdent Paris. Devenu Conservateur au musée de Béziers, dès 1901, il organise dans sa ville natale une exposition qui rassemble les grands exclus de l'époque : Cézanne, Gauguin, Redon, Van Gogh et Picasso. Les deux premières rétrospectives consacrées à l'exilé des Marquises, d'abord à Weimar, en 1905, puis à Paris, en 1906, et qui vont bouleverser l'histoire de la peinture, n'auraient pu se tenir sans lui.


         En 1908, il acquiert l'Abbaye de Fontfroide (au sud de Narbonne), qu'il s'attache à restaurer et y installe des œuvres commandées à ses amis peintres, notamment Odilon Redon ainsi que des vitraux qu'il réalise en collaboration avec le maître verrier Richard Burgsthal. Tout en commençant et en poursuivant les travaux de restauration et de décoration de l'abbaye, Gustave Fayet en fait dès 1909 un foyer artistique que fréquentent Odilon Redon, Burgsthal, Bauzil, Henri de Montfreid, Aristide Maillol ou encore les compositeurs Maurice Ravel et Déodat de Séverac.


         Sur le conseil de Redon, le tempérament d’artiste de Gustave Fayet s’attache à exprimer le plus profond de son âme et à s'adresser avec ses noirs, ses mauves, ses montagnes, au centre mystérieux de l'esprit. Important et varié, son travail, va de la peinture à l'huile à l'art décoratif en passant par la céramique, l'aquarelle ou encore l'illustration de livres. Son œuvre se caractérise par la richesse des styles, des techniques explorées : peinture à l'huile, aquarelles d'une grande finesse, gravures monochromes, cartons de tapisserie, tapis, céramique… Il crée aussi des aquarelles sur des buvards, dont les motifs inspirés de fleurs et de fonds marins seront utilisés à partir de 1920 pour faire des tapis dans l'Atelier de la Dauphine fondé avec son ami Dumas. Des tapis qui en font un artiste reconnu et prisé.


         Les œuvres de Fayet sont représentées dans de nombreuses collections particulières, ainsi qu'au musée de Béziers (hôtel Fayet) et à l'abbaye de Fontfroide qui accueille une Salle Fayet depuis 2006.
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Gaston Cugnenc


         Gaston Cugnenc fait partie des artistes biterrois de la fin du XIXe siècle et du début du XXe siècle qui ont connu leur heure de gloire puis sont tombés dans l'oubli. En lui consacrant une exposition du 21-10-2011 au 15-01-2012 le Musée des Beaux-Arts, Hôtel Fabrégat permet de découvrir un peintre et un caricaturiste qui contribua à la croisée des deux siècles à la vie intellectuelle et artistique de Béziers.

         Conservateur du Musée des Beaux-Arts de 1922 à 1928, apprécié par Gustave Fayet il a participé à la fameuse exposition de la Société des Beaux-Arts de Béziers en 1901 qui rassemble les grands exclus de l'époque : Cézanne, Gauguin, Redon, Van Gogh et Picasso. Homme élégant et discret, il fait partie des intellectuels biterrois qui participent au foisonnement des publications qui paraissent alors en travaillant au journal satirique « Tout Béziers y passera » avec Louis Paul, écrivain, peintre et cheville ouvrière de multiples entreprises culturelles dans la ville, avec lequel il est lié d’amitié. Ses caricatures et celles de Louis Paul qui croquaient leurs compatriotes avec beaucoup d'humour et de talent ne sont pas sans influencer le jeune Jean Moulin capable dès l’âge de quinze ans de faire des caricatures de ses professeurs, déjà très intéressantes par la précision du trait et la qualité de l'expression, synthétisant parfaitement la personnalité du modèle, caricatures qui seront publiées dans quelques journaux à Béziers ou à Paris.

         Peintre, Gaston Cugnenc produit une peinture classique mais très riche de matière et de coloris. Ses oeuvres : des paysages, des peintures historiques, des natures mortes, des caricatures.

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L’abbé Martin

Célébré par Robert Cavalié

         L’abbé Jean-Jacques Martin est né à Béziers au 103 de la rue Saint-Aphrodise, l’actuelle rue Casimir Péret. Enfant du bourg Saint-Aphrodise, baptisé dans la Basilique Saint-Aphrodise, après une intronisation comme vicaire de la Madeleine, il reçut dans sa paroisse la cure de Saint-Aphrodise où en butte à l'hostilité feutrée de l’abbé Bénigne, il dut se contenter de l’usage d’une nef de la basilique. Dévoué, charitable et savant, disponible il s`attira très vite, le respect, la considération et l’affection de tous ses paroissiens.

         En 1789, lorsque Louis XVI décide de convoquer les États Généraux, la Sénéchaussée de Béziers est appelée à se déterminer pour élire les représentants des trois ordres qui se réunissent dans le couvent des Récollets (actuelle chapelle des Pénitents bleus). Les abbés Martin (Béziers) et Gouttes (Argeliès) sont élus pour représenter le clergé biterrois. A Paris, siégeant parmi les 308 députés (dont 220 curés, la plupart acquis aux idées de réforme), l’abbé Martin est propulsé dans l’action politique et se rapproche de deux ténors du clergé, les Abbés Grégoire et Maury qui devait s'opposer fermement à Mirabeau, élu du tiers état. Devenu le plus proche collaborateur de l’abbé Maury et demeuré fidèle au roi, l’Abbé Martin participe à la conspiration des poignards qui projette l’éloigner le roi de la capitale et de Versailles sans parvenir à convaincre le monarque.

         Lorsque la constitution civile du Clergé qui réorganise le clergé séculier français et sa mise sous tutelle est instituée et provoque la répression à l’encontre des prêtres réfractaires, à l’instar de l’abbé Maury, l’abbé Martin proteste contre la Constitution civile du clergé, défend l'autorité pontificale et soutient les prêtres réfractaires. Dès lors, la tête de l’abbé Martin est mise à prix. Il est recherché à Paris, indésirable à Béziers où les prêtres réfractaires, considérés comme des ennemis de la Révolution y suscitent une hostilité et font naître une agitation de rue au cours de l’été 1791, une répression qui s’aggrave fin 1791 : des religieux portant l’habit religieux, à qui l’on attribue les plus sombres desseins, sont poursuivis dans les rues de la ville. Comme il n’est plus question de revenir dans sa ville, l’abbé se réfugie en Italie où il retrouve l’abbé Maury.

         Lorsque le Premier Consul en 1801 invite les ministres du culte à revenir dans leur terre patrie, l’abbé Martin revient à Béziers où il pratique clandestinement les offices dans une maison de la rue Malbec et où il se dépense sans compter en faveur des malades et des démunis. A la signature du Concordat qui rétablissait l’exercice public de la pratique religieuse, l’abbé Martin rachète l’église Saint-Aphrodise à un négociant montpelliérain qui l’avait acquise lors de la vente des biens du clergé et la rend au culte. Il récupère après les avoir fait authentifier les reliques (crâne et ossements conservés dans un coffre de la ville ) du Premier Evêque de Béziers, Saint-Aphrodise.

         Dévoué aux pauvres, aux nécessiteux, aux miséreux et aux malades, l’abbé Martin se consacre désormais au domaine socio-éducatif et à l’instruction gratuite de la jeunesse. Il crée un établissement scolaire pour les jeunes filles dont il confie l’éducation aux religieuses du saint enfant de Jésus. En 1820, il confie aux Frères des Écoles Chrétiennes, l’éducation des garçons, donnant ainsi naissance au PIC. L’engagement social de l’Abbé le conduit à créer un fonds de retraite pour les vieux prêtres, d’un petit séminaire, d’un orphelinat ou asile pour les victimes de la séduction aux prises avec la misère.

         A sa mort, survenue brutalement au pied du maître hôtel de son église, l’Abbé Martin suscite un deuil populaire et un regret unanimes. En 1844, un tombeau est fondé pour recueillir ses restes dans la chapelle de la vierge de la basilique. Puis, David d’Angers réalisera un buste de grande dimension de l’abbé Martin que l’on trouve au square Gaihac. Un buste qui selon Robert Cavalié gagnerait à être installé sur une stèle devant la façade nord de la Basilique Saint-Aphrodise.

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L’abbé Meyneau


        
L’abbé Meyneau est né lui aussi dans le bourg Saint-Aphrodise. Il fut un protégé de l’Abbé Martin qui l’orienta vers la vie ecclésiastique. Défiguré dès son enfance par la petite vérole et victime d’accidents à répétition qui déformeront son corps, doué pour les arts et les sciences appliquées, devenu prêtre, il fut chargé par ses supérieurs de missions particulières. D’abord auprès des galériens et des repentants qu’il convertit en nombre. Ses prêches et ses conversions devinrent célèbres à Montpellier, à Saint-Denis, aussi bien qu’à Nîmes, Grenoble, Voiron, Lyon, Vienne, Versailles, Paris où il attira les fidèles.

         Célèbre par son verbe et ses prêches, l’abbé Meyneau se distingua également par ses écrits, ses références théologiques, son engagement en faveur du souverain pontife qui lui valurent d’être nommé par le Pape Grégoire XVI délégué proto-notaire apostolique de France, chargé de gérer le temporel de l’Eglise et de constituer un tribunal ecclésiastique. Parlant plusieurs langues, jouissant d’une grande réputation auprès des clergés Arméniens, Grecs et Italiens en Afrique, en Asie et au Moyen Orient, il remplit des missions par dizaines au cours desquelles il se révéla comme le guerrier intrépide de la foi.

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